Nazca depuis le septième ciel !

Comme nous l’avons expliqué dans l’article sur Ica, nous n’avions pas prévu initialement de faire un détour par Nazca. D’autant plus que le survol des lignes était hors budget et qu’on en avait pas eu de bons échos. Mais vu que nous avons changé nos plans et que nous passions dans le coin, il aurait été dommage de ne pas s’arrêter.

Si tu as lu notre « à propos« , tu sais que Flavien est passionné d’aviation. Il a été instructeur ULM au sein de l’aéroclub Jean Bertin à Chavenay (dans les Yvelines) pendant deux ans. L’ambiance y est tellement familiale que nous n’avons pas pu faire ACJBautrement que d’organiser un pot de départ, histoire de dire un petit au revoir. Le club et la section ULM a gentiment constitué un petit pécul, à notre insu, histoire de nous encourager dans notre démarche et de nous souhaiter un bon voyage. Nous nous retrouvons donc à proximité de Nazca, avec un bonus financier imprévu. Nous ne voyions pas meilleure façon de l’utiliser et d’en profiter que de faire un survol des lignes!

Un grand merci à l’aéroclub Jean Bertin ! Sans vous on ne l’aurait certainement pas fait !

Le survol des lignes de Nazca

Tout d’abord, une petite intro sur les lignes. De quoi s’agit-il ? Les géoglyphes de Nazca, plus communément appelés « lignes » de Nazca sont des grandes figures géométriques ou d’animaux tracées sur le sol sur plusieurs kilomètres dans le désert de Nazca, au sud du Pérou.

Après s’être renseignés sur les tarifs (voir plus bas la partie info pratique), nous avons décidé de réserver le survol des lignes via notre hôtel avec la compagnie AeroNasca.

Nous nous levons donc à 7h pour un départ en mini-bus à 7h30. Le bus vient nous chercher à notre hôtel. Après 20 min de transport, nous voilà à l’aérodrome de Nazca. La compagnie AeroNasca nous reçoit et après quelques formalités administratives, on nous mène au pied de l’avion.

Avant le vol
Avant le vol

C’est un beau Cessna 207 de 8 places (6 passagers avec chacun son hublot, 1 pilote et 1 guide co-pilote). Vous connaissez Flavien, impossible de poser ses fesses dans un avion sans en avoir vérifié l’état (surtout dans ces pays là où on peut avoir à faire à des entreprises peu sérieuses). Après un tour rapide de l’appareil, tout lui semble sérieux. Bon, il n’est pas allé jusqu’à demandé le carnet d’entretien, on a de la chance!

Comme nous volons régulièrement en France sur de petits avions et qu’il sait à quel point je suis fragile. Non seulement nous avons pris le premier vol du matin (moins de turbulences et aérologie plus calme) mais en plus il essaye de me négocier auprès du commandant de bord une des premières places car ça « bouge » un peu moins. Malheureusement, pour des raisons de centrage (équilibre de forces), vu que l’on a de gros gabarits avec nous, ce n’est pas possible. Je me retrouve donc tout à l’arrière. Vais-je résister aux 30 min de vol ?

Le colibri
Le colibri

Le circuit standard (celui que nous avons pris) consiste à voler au dessus d’une douzaine des figures les plus connues telles que la baleine, l’astronaute, le singe, le condor, le colibri… Bien sûr afin que chacun des passagers voie correctement les figures, sur chacune d’elles le pilote fait un virage à droite puis un virage à gauche. Pour le moment l’air est calme, je me sens bien et j’arrive même à prendre des photos.

Le singe
Le singe

L’origine et la fonction des lignes de Nazca font encore débat aujourd’hui parmi la communauté scientifique. De nombreuses théories existent. Pour certains, elles seraient des représentations des constellations, un calendrier astronomique, pour d’autres, elles auraient des vocations religieuses, ce seraient des messages envoyés aux dieux, ou encore des représentations des réseaux hydrauliques souterrains, des zones de tissages d’habits funéraires…voire des zones d’atterrissage pour extra-terrestres! Bref les théories (plus ou moins sérieuses) vont bon train et nous sommes aujourd’hui incapable d’expliquer les raisons qui ont poussé la civilisation Nazca (-200 à 700 apr. J.-C.) à réaliser des géoglyphes d’une telle précision. En revanche leur réalisation fait moins débat. Il semblerait qu’ils aient utilisé la méthode du carroyage (dessins quadrillés reportés au sol). Ils ont ensuite déblayé les pierres sombres présentes sur le trait de leurs dessins pour faire apparaître par contraste la terre plus claire situées dessous.

Le condor
Le condor

Bien évidemment, au bout de quelques figures où l’avion fait un virage à droite, puis un à gauche je commence à me sentir nauséeuse. J’arrête de prendre des photos mais le mal est fait! Il ne me faudra quelques minutes supplémentaires pour finir au fond du sac… pour changer ! Flavien, lui, profite du spectacle, prend les photos et m’assiste comme il peut ! J’ai à peine le temps d’observer les dernières figures qu’il est déjà temps de rentrer.

L'araignée
L’araignée

Nous atterrissons quelques minutes plus tard et le retour au sol est pour moi une délivrance. Cependant, malgré les à priori et les avis négatifs que nous avions entendus, nous avons trouvé ce moment magique et en avons bien profité. Avec le recul, on aurait regretté de ne pas l’avoir fait. Nous essayons de négocier une visite à la tour de contrôle de l’aéroport mais il faut croire qu’ils ne sont pas aussi accueillants que les contrôleurs de Chavenay car l’accès nous est refusé. Nous rentrons donc à l’hôtel avec des images pleins les yeux.

L'oiseau-serpent
L’oiseau-serpent
A l'atterrissage
A l’atterrissage

Informations pratiques

Quel circuit de vol et à quel prix ?

Il existe une bonne dizaine de compagnies aériennes qui survolent les lignes de Nazca. Le prix est à peu près le même partout. Il faut compter de 80 à 100 USD pour le circuit standard de 30 min. Il existe aussi des circuits d’1h et d’1h45 qui t’emmènent jusqu’à Palpa pour voir 3 lignes supplémentaires.

Comme nous étions en basse saison, on a pu obtenir le premier tarif. Tu devras en plus t’acquitter d’une taxe aéroportuaire de 25 NS. Quasiment tous les hôtels et les guesthouses du coin ont leurs arrangements avec des compagnies. C’est là qu’il faut faire attention. Toutes les compagnies aériennes ne se valent pas. Si Flavien n’a pas jeté un oeil dans le moteur, d’aspect extérieur les avions d’AeroNasca semblaient propres et bien entretenus… Les pilotes étaient sérieux, et les règles élémentaires de sécurité (masses, centrage, plan de vols) étaient respectées. Ce n’est pas le cas de toutes les compagnies.

Quelle compagnie choisir ?

De manière générale, à l’heure où nous écrivons ces lignes Aeroparacas, Alas Peruanas, Travelair, Aerodiana et Air Majoro avaient bonne réputation. Mais il est plus prudent de vérifier les derniers avis sur internet avant de faire son choix. De manière générale ne monte pas dans un avion rouillé, ça vole moins bien avec une aile en moins… Préfère le vol du matin pour éviter les sensations de montagnes russes ( l’air est plus calme). N’oublie pas que ça reste aussi de l’aviation légère, donc en cas de mauvaise météo le vol peu être annulé et reporté. Il y a certaines périodes dans l’année où la zone est recouverte de brouillard le matin. Renseigne-toi bien si tu es dans cette période et comment ça se passe dans ce cas précis !

Comme dit plus haut, nous étions très contents d’AeroNasca et nous la recommandons sans hésitation.

Les autres activités autour de Nazca

L’activité phare du coin est bien entendu le survol des lignes mais il n’y a pas que ça. Nous n’avons pas testé les activités mentionnées ci-dessous car pour beaucoup, elles s’apparentaient à des visites que nous avions déjà eu l’occasion de faire dans le nord du Pérou.

Le mirador : au bord de la Panaméricaine, à environ 25km au nord de la ville. Accès 2NS + le transport. Franchement inutile si tu fais le survol des lignes car on n’aperçoit que 2 figures qui sont mieux appréciées vues de l’avion !

Le mirador vu du ciel
Le mirador vu du ciel

Le planetario : dans Nazca, un musée explicatif sur les lignes de Nazca, complémentaire du survol des lignes. 20NS l’entrée à faire de préférence la veille au soir du survol.

Cementerio de Chauchilla : à 20km au sud de Nazca, un cimetière pré-inca vaste mais qui a été pillé. Il reste une douzaine de tombes aujourd’hui protégées.

Canales et acueducto de Cantalloc : un aqueduc souterrain jalonné de plusieurs puits en formes de spirales. Compris dans le survol des lignes !

Canales de Cantalloc
Vue aérienne des canales de Cantalloc

De nombreuses agences proposent des tours qui combinent les différents sites ci-dessus.


Où dormir à Nazca ?

Nous avons dormi à Nasca Travel One. La chambre double avec sdb privative, eau chaude, wifi, petit-dej était à 70 NS la nuit. La chambre était spacieuse et propre. Le petit-déjeuner correct. Agréable terrasse au dernier étage pour se détendre. Les propriétaires étaient sympathiques et proposent plusieurs activités (dont les lignes) aux tarifs du marché.

Où manger à Nazca ?

Le survol des lignes attirent des voyageurs du monde entier. Ici, nous nous retrouvons dans les circuits touristiques classiques du Pérou. Et les prix des restaurants s’en ressentent !

Nous avons testé plusieurs restaurants mais on recommandera La Maison Blanche, un resto sympa à 2 cuadras de la Plaza de Armas, qui propose des plats variés locaux et internationaux (parce que oui, on en manque!) entre 22 et 45NS.

 


2 réflexions sur “Nazca depuis le septième ciel !

  1. superbes photos, nous avons fait le vol mais avec des conditions météo moins bonnes et une visibilité moindre… Important de le faire très tôt. Quel courage steph car tu sais que tu vas être malade mais cela n’entrave ni ton entrain ni ton dynamisme!!!! Bravo

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